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SEMI-MARATHON DES BOUCLES DU VAL DE SAÔNE 2022


Entre le petit virus qui a paralysé le monde et une nouvelle entorse fin 2020, je me rends compte que ma dernière course remonte à octobre 2020 et il s'agissait du semi marathon des boucles du val de Saône. Le hasard et la levée de certaines restrictions font que j'ai choisi cette même course pour ma reprise.

Enfin reprise, pas tout à fait, puisque j'ai repris la course à pied depuis plusieurs mois. Une reprise en douceur après cette énième entorse de la même cheville mais je n'ai pas retrouvé les mêmes sensations. Je fais des efforts de plus en plus intenses avec du fractionné court, du fractionné long, des sorties longues mais qui ne seront pas assez longues finalement. Bref, pas de préparation spécifique car je ne prévoyais pas de course mais il faut reconnaitre que j'étais un peu trop confiant à l'idée de reprendre par un 21,1km...


Dimanche 20 mars, après avoir passé les dernières semaines à peaufiner un entrainement incomplet, me voici sur la ligne de départ du semi marathon de Gray. Beau soleil mais nous ne sommes qu'au printemps avec un peu de vent (ou beaucoup par moment...). Bref, j'opte pour un sous-maillot en plus du maillot jaune, stratégie nullissime mais je ne le sais pas encore...

Le départ est donné à 14h et tout va bien. Je ne me suis pas fixé de chrono mais je pense que finir en 2h me parait réalisable. Je pense que cela aurait pu mais... Je me sens bien, vraiment bien sur les premiers kilomètres. Trop bien même puisque je me laisse guider par mes sensations sans trop me soucier de mon allure. Je rattrape une connaissance avec qui je fais quelques kilomètres. On traverse quelques villages où des badauds nous encouragent notamment une sympathique troupe de cheerleaders. On longe la Saône quand une cloche retentit sur l'autre rive, une forme de soutien qui fait plaisir.

En approchant des 10km, on se dit que 10 aurait été suffisant... Il en reste encore à faire. J'ai choisi de ne pas avoir des gourdes ou camelbag sur moi donc je profite de tous les ravitaillements. Je me suis préparé un petit gel énergétique à prendre au ravito du 15ème km pour m'aider à finir la course mais je rencontre un vrai problème au 13ème... je n'ai plus de jambe. Enfin, pas réellement mais j'ai les jambes lourdes.


Pourquoi attendre le ravito et ne pas prendre le gel dès maintenant? Parce qu'une petite gorgée d'eau évite que ça reste en bouche. J'arrive difficilement jusqu'au 15 km et je prends le temps de boire car il fait chaud. J'enlève mon sous maillot car je transpire de trop et, par le fait, je me déshydrate plus.


Le cardio est élevé mais ce sont les jambes qui ne suivent plus. Obligé de marcher à plusieurs endroits, de ralentir. Plusieurs participants me doublent et ça met un coup au moral même si mon objectif est simplement de finir.


Sur les derniers kilomètres, j'arrive difficilement à accrocher un petit groupe de coureuses. Mon regard se balade le long des routes et il y a de très / trop nombreux déchets... Parmi toutes ces ordures, il y a des emballages de barres chocolatées et cela me donne faim. Un vrai faim de loup, je ressens mon ventre gargouillé. Ma portion de pâtes de ce midi n'était pas assez suffisante? Cette faim signerait-elle ma fin de course? Plusieurs participants ont déjà abandonné.


Le mental prend le dessus. Dans le dernier kilomètre, je me mets au niveau d'une coureuse que je laisse dans les derniers 400 mètres pour qu'elle puisse profiter de sa fin de course avec sa fille.


Dans la douleur mais avec le sourire d'avoir fini, je franchis la ligne d'arrivée en 2h08min32s. 146ème/167 finishers (et 180 au départ)

Moralité, même si on a déjà couru cette distance, vu mon niveau, il faut se préparer un peu plus sérieusement sans excès de confiance. Un bon entrainement, une bonne alimentation, une bonne tenue... Bref, on ne fait pas n'importe quoi.


C'est bien de se remettre en question mais ça fait mal aux articulations et aux cuisses ;)

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